Que deviennent les enfants survivants aux conflits armées dans la région des grands lacs en Afrique de l'est ?
Depuis le génocide du Rwanda en 1994 la région des grands lacs a été plongée dans une série de conflits armés et de guerres civiles avec le ciblage des populations civiles. La circulation accrue des armes de petits calibres et le déplacement des affrontements vers les lieux de vie et de refuge des populations ont eu un impact dévastateur sur les enfants. Sont également apparues de nouvelles tendances inquiétantes, notamment les enlèvements de masse et la montée d’une extrême violence visant les enfants.
Il a été prouvé que les enfants ayant subi des
traumatismes liés à des scènes de violence auxquelles ils auraient participé ou
auraient pu être témoins subissent des conséquences mentales énormes en commençant
par un dérèglement dans le raisonnement jusqu’à une handicape dans
l'accomplissement de diverses tâches cognitives.
Sur le plan
comportemental ces violences peuvent les mettre dans un état d'hyper activité, d’hyper
agressivité ou simplement dans un état d'hypo activité. Cet état aura comme conséquence
que l’enfant sera trop renfermé sur lui même et chaque scène de violence le
mettra dans un état indécent ou encore il peut être dans le deux états à la
fois pour dire de l'hyperactif à l'hypo actif.
Grandis dans ces états, les
enfants constituent une masse d’individus parfois homophobes, traumatisés,
peureux. Bref, une forte handicape sociale.
En Afrique de l’est, cela
se voit au travers les analyses faites de ce que sont devenus la majorité
des enfants qui ont survécus au génocide du Rwanda en 1994 réfugiés dans les pays
limitrophes.
Aujourd’hui en République
Démocratique du Congo, la plupart des milices dites « de protection des
groupes éthiques » sont à majorité constitués des enfants actuellement
adultes, jadis victimes des atrocités résultants des guerres interethniques.
Des enfants devenus adultes qui tuent, pillent, violent et brulent tout sur
leur passage.
Au Burundi, il a été
constaté qu’une majorité des enfants des rues et des bandes dangereuses des
voleurs sont constitués des enfants qui ont survécus au massacre de CIBITOKE.
Il arrive que certains enfants
manifestent déjà une certaine bipolarité, c'est-à-dire de la manie à la
dépression suite à la situation vécue.
Alors que la manie se manifeste par l'euphorie, hyperactivité, la substabilité de l'humeur, bref l'excès de joie, la dépression se manifeste par les céphalées, les vomissement, l'augmentation du rythme cardiaque, l'hypo activité, l'anxiété, l'angoisse, le désintérêt, le retrait social etc.
Alors que la manie se manifeste par l'euphorie, hyperactivité, la substabilité de l'humeur, bref l'excès de joie, la dépression se manifeste par les céphalées, les vomissement, l'augmentation du rythme cardiaque, l'hypo activité, l'anxiété, l'angoisse, le désintérêt, le retrait social etc.
Ils sont au moins 420
millions d’enfants à vivre dans des zones touchées par des conflits armés dans la région des grands lacs. Du
nourrisson à l’adolescent, ils n’ont jamais été aussi nombreux à y laisser
toute ou partie de leur vie. Près de 125 millions
d’entre eux sont directement impactés par la violence. Des chiffres qui
donnent le vertige et qui sont pourtant « en deçà de la réalité, car il s’agit
des cas dûment vérifiés »[1].
Parmi ces enfants, des morts, mais aussi des survivants, ceux qui ont perdu à
tout jamais une partie de leur enfance. Plus de 30 000 cas de violations graves
ont été faits aux enfants selon l'ONU. Les mutilés, les enfants soldats, les
déplacés, les orphelins, etc. subissent les conséquences terrifiantes des
conflits armés, ils restent traumatisés, physiquement et/ou psychologiquement à
vie.
La question subsiste :
La question subsiste :
Que deviennent les enfants survivants aux conflits armées dans la région des grands lacs en Afrique de l'est ?
Magnifique BISIMWA
Avocat
[1] Marion Libertucci, Responsable de service
Plaidoyer et Expertise à l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance).


Il n'existe pratiquement aucune politique de reinsertion sociale de ces enfants dans la société. La deuxième chance que la société leur accorde est de Les condamner au service militaire à vie oubliant qu'ils ont également droit à l'éducation et à une reinsertion sociale.
RépondreSupprimerC'est un atout que de penser à ces enfants abandonnés à leur triste sort par la société dans un Etat de droit !!! La promotion des droits humains doit commencer par la protection de l'enfant, car sans ces derniers il serait très aberrant de penser améliorer les conditions de vie de la population, Mobutu disait" la jeunesse est la sève qui fera vivre l'avenir" il ya pas pourtant de jeunesse dans enfance.
RépondreSupprimerMaître Olivier mapendo.